Sandra Nkaké, La Bio!
Une chanteuse dotée d’une voix incroyable, un corps de rêve couleur café, un tempérament de feu, une véritable show-girl, comédienne et danseuse à ses heures.
Ladies and gentlemen, let me introduce you to, the one and only: Sandra Nkaké!
Un oiseau rare…
Pourquoi cette annonce à l’Américaine ? D’abord parce que Sandra Nkaké est une artiste à dimension internationale, ensuite parce que la première fois qu’on écoute et que l’on voit cette jeune femme de 34 ans, d’abord on a le souffle coupé, tout de suite après on se ressaisit et nous vient spontanément un tas de questions : « mais qui est cette bombe ? D’où vient-elle ? Atlanta, Philadelphie, Géorgie ? Où est-ce que je peux trouver son album ? C’est quand son prochain concert ?
Ya t-il un producteur dans la salle ?
STOP : j’ai la réponse à toutes ces questions !
Sandra Nkaké est née au Cameroun, à Yaoundé, le 15 novembre 1973. Elle a longtemps cru qu’elle deviendrait prof d’anglais, mais l’éducation nationale n’aura pas eu raison de son talent et c’est une chance pour nous, auditeurs.
À l’âge de trois mois Sandra prenait déjà l’avion dans les bras de sa maman qui vivait entre l’Afrique et la France. Sa bougeotte lui vient sans doute de là mais ce n’est pas le seul héritage que lui a légué sa mère, bien loin de là.
Dans le cas de Sandra Nkaké, l’expression avoir le rythme dans la peau prend tout son sens. En effet, in-utéro il y avait déjà de la musique dans sa vie. Quand Sandra fut enceinte de son premier enfant, une petite fille, un soir, alors qu’elle écoutait « The thrill is gone » de BB KING, elle ressentit une si grande émotion qu’elle se mit à pleurer à chaudes larmes sans même savoir pourquoi. Les femmes enceintes sont très émotives, c’est bien connu mais la vérité, c’est que sa mère, lorsqu’elle était enceinte de Sandra, écoutait cette chanson en boucle. La musique avait naturellement poursuivi son voyage comme par magie.
Folk, Soul, Jazz, Hip-Hop mais aussi les voix bulgares, le flamenco, de Jeff Buckley à Miles Davis en passant par Nina Simone, Joni Mitchell, Aretha Franklin, Bjôrk, Buni Raitt ou La Niña de los peines, Sandra Nkaké n’écoute aucun style musical particulier, seule l’émotion pure et simple compte et c’est précisément sur cette base qu’elle crée sa propre musique.
Sandra a très vite baigné dans un univers rempli d’images, de sons, de personnages. Son premier choc visuel, elle l’a eu en voyant « Le temps des Gitans » d’Emir Kusturica, il est devenu son réalisateur fétiche et quand elle écoute son groupe, The No Smocking Orchestra, elle se sent gitane ! Son don naturel pour s’approprier les choses lui permet toutes les audaces, Sandra Nkaké est aussi une comédienne qui a fait ses débuts au théâtre à l’âge de 20 ans dans les « Sorcières de Salem », elle jouait le rôle de Tituba. Plus tard, elle fera de nombreuses apparitions dans des téléfilms, des longs métrages et aussi à nouveau sur les planches aux côtés de Romane Bohringer entre autre dans « Fantômas revient ».
Cet été, en août 2008, elle a eu la chance de jouer en 1re partie du groupe de Kusturica à Bastia.
Mais un autre rêve vient de se réaliser aujourd’hui…
Sandra Nkaké sort enfin son 1er album, « MANSAADI » ! Très attendu par ses nombreux fans qui l’ont suivie et soutenue depuis ses premiers concerts en France.
14 chansons qui parlent d’amour, de partage, de dialogue, de sincérité, de ce qu’elle est profondément ; une femme-enfant, une femme-garçonne ; une mère de famille ; une femme libre, instinctive et sensible qui assume qu’on la prenne pour une panthère alors qu’elle se sent plutôt souris. Car malgré son allure de diva, Sandra Nkaké est une grande timide qui se soigne. Enfant, elle était bègue et dyslexique, l’expression artistique sous toutes ses formes, l’a libérée de ce qui aurait pu devenir un handicap.
Il y a d’ailleurs dans l’album une reprise de « La Mauvaise réputation » de Brassens qui semble avoir été écrite pour elle, car Sandra n’est jamais là où on l’attend, n’est jamais vraiment ce que vous pensez qu’elle est. Vous la classez dans le style soul /r’n’b… elle vous balance un son digne des grandes chanteuses d’opéra.
Son album est un Polaroïd de sa vie jusqu’ici.
« MANSAADI » (petite mère) est dédié à sa mère, Lucie, qui est partie avant d’avoir pu voir un jour sa fille sur scène. Le drame de sa disparition a donné à Sandra la force et le déclic qui lui manquait probablement jusqu’à présent pour réaliser cet album. Sandra a longtemps été une petite mère pour sa maman, pour « MANSAADI », elle s’est entourée de ses proches, comme dans une famille : Vincent Théard à la réalisation, Guillaume Farley à la basse et au chant, Didier Combrouze à la guitare et au chant, Lawrence Clais à la batterie et aux chœurs, Booster pour certaines programmations. Après 2 ans et demi de tournée partout en France et en Europe avec son groupe, après une multitude de rencontres riches humainement et artistiquement, Sandra Nkaké s’est lancée à cœur perdu et à voix haute dans l’aventure de l’enregistrement de cet album. Grâce à « MANSAADI », elle a découvert de nombreuses choses qu’elle ignorait sur elle. Sandra a appris à prendre des décisions seule, à ne plus s’auto-flageller, à faire les choses quand elle les sent et pas quand il faut les faire. « MANSAADI » la rapproché d’elle-même.
À vous maintenant de découvrir cette artiste ; auteur, compositeur et interprète. Son album vous fera peut-être penser à telle ou telle autre chanteuse… Mais oubliez tout ça, Sandra est entière, unique et authentique, vous allez la rencontrer en l’écoutant sur « MANSAADI » disponible sur le label CornerShop, distribué par Naïve.
Eh oui, il y avait bien un producteur dans la salle !
ALINE AFANOUKOE (radio Nova)